D'Geyrald expose ses nouvelles toiles...
Découvert au milieu des années 90 grâce au boys band G-Squad, le beau Gérald a depuis fait son petit bonhomme de chemin et, parallèlement à la musique, a su s'imposer dans un autre domaine, celui de la peinture... Devenu aujourd'hui D'Geyrald, il peaufine son prochain album et prépare activement son expo qui aura lieu samedi 17 mars prochain*. Homactu a rencontré pour vous le jeune homme qui se confie sur son statut actuel et sur la mode... forcément !

Tu exposes tes toiles une nouvelles fois, mais de manière plus confidentielle, pourquoi ce désir ?
J'ai voulu quelque chose de plus simple, de plus convivial. La dernière fois, l'exposition se déroulait dans une grande galerie. Il y avait beaucoup de gens et je n'ai quasiment parlé à personne... Mes toiles se sont bien vendues mais, à cause de l'exposition en galerie, elles étaient très chères. Cette fois j'ai décidé de faire ça dans un petit troquet près de chez moi et les toiles seront plus abordables, je préfère ça... Le vernissage à lieu de 16 heures à 20 heures. Les toiles resteront exposées toute la semaine, sans nuire à l'activité de l'établissement qui sera ouvert comme à son habitude.

Comment définirais tu tes toiles, pour ceux qui ne connaissent pas ton travail ?
Il y a toujours, dans mon travail, une alliance entre l'écriture et la peinture. Un vers accompagne chacune de mes toiles et au bout du compte, les œuvres réunies forment un poème d'un ami qui s'appelle Hugues Drapier. Je ne veux pas enfermer les gens dans une vision en disant : " voilà, c'est ça que j'ai voulu dire ". Quand je commence à peindre, je me laisse guider par l'émotion. La collection qui sera exposé samedi s'appelle Prime existence. C'est en quelque sorte ma vision de la naissance du monde. J'ai exclu toute notion de Big Bang, de Religion, etc.

En regardant tes toiles, on s'aperçoit que la couleur y est omniprésente, pourquoi ce besoin de couleurs ?
Ça vient sûrement de mes origines. J'ai grandi dans les îles. Je rentre en plus, d'un long séjour de trois mois en Espagne alors oui, la couleur sera encore et toujours présente dans mes toiles. J'ai mes démons comme tout le monde ; mais je n'ai pas envie de les imposer aux gens en leur proposant des toiles qui les agressent! Je suis sûr que mes angoisses ne seront jamais retranscrites dans ma peinture... Dans les textes de mes chansons, je ne dis pas...

Où puises-tu ton inspiration ?
Ce sont beaucoup de souvenirs, et de sensations de rêves... Quand je n'ai pas la chance d'être en extérieur, je peins dans mon appart. C'est un moment fort que je partage avec la toile. Ça peut être très compulsif, donc très rapide... Mais des fois, ça peut prendre des mois parce que je n'arrive pas à trouver le petit truc. C'est comme un combat que tu peux avoir avec la toile, avec toi-même en fait ; puisque la toile, c'est la traduction de tes émotions profondes.

Et la sensation d'avoir achevé une toile t'apparaît à quel moment !?
Techniquement, ce n'est jamais fini. Il manque toujours quelque chose, mais il faut savoir s'arrêter... Et puis des fois une toile en appelle une autre. Il y a aussi des toiles qui m'ont inspiré une chanson ou vice versa. Dans une de mes peintures par exemple, il y a un oiseau très orangé avec des arabesques autour. J'étais chez moi, je regardais l'oiseau, j'ai pris ma guitare et j'ai commencé à écrire une chanson...

Justement, concernant la musique, tu n'as pas laissé tombé depuis les G-Squad ?
Non, je suis en train de terminer mon album qui devrait sortir en septembre. Il sera en anglais, en français et en espagnol. Je ne compose pas mes musiques seul, sinon, il n'y aurait sur l'album, que des ballades. Pour les arrangements, j'ai fait appel à des mecs qui font du métal ! Ils vont apporter une violence que je n'aurai pas su apporter sur les morceaux. Toutes les chansons vont tourner autour de l'amour. L'amour dans une vie de couple, dans une vie d'homme. Il traduira tous les moments, joyeux ou non, et tous les sentiments amoureux ! Sentiments amoureux pouvant être aussi très sexuels... Je pense notamment à la chanson Touch me, qui s'avère être très crue. Je ne parle pas forcément d'homosexualité, simplement si la chanson est autobiographique.

Que penses-tu de l'arrivée d'Internet et de la nouvelle façon dont on consomme la musique ?
Je trouve que ce qui se passe sur Internet est très bien, on est beaucoup plus libre. Même si la chanson ne répond pas à tous les codes et que j'en vends beaucoup moins, je m'en moque ! Maintenant, tu n'as plus vraiment besoin de passer par une maison de disque, j'ai mis mes chansons en téléchargement pour 50 centimes d'Euros. Si aujourd'hui je vends une chanson 50 centimes d'Euros et ce, sans maison de disque, je ne suis pas perdant... Quand j'étais dans les G-Squad, on se partageait, sur un single vendu, 1 franc à 5 !!! Les infos se diffusent très rapidement grâce au net. Tu fais de la télé, l'info est reléguée, les gens vont s'intéresser et écouter ; et si ça leur plait, ils vont pouvoir acheter... Je trouve donc cette nouvelle tendance géniale !

Tu as d'ailleurs fait pas mal d'émissions l'année dernière.
Oui, mais dans le but de récolter du matériel pour les enfants d'une association qui me tient particulièrement à cœur, Soleil d'art. Suite à ces différentes émissions, les enfants ont reçu 500 kg de fournitures scolaires ! Pour ça, je suis d'accord pour faire une émission de télé, mais j'ai été contacté pour participer au maillon faible spécial ex stars de boys band, et j'ai refusé, je n'en vois pas l'intérêt ! Aller faire une émission pour parler de la gloire passée, simplement pour en parler, à la limite, ça va plus m'embêter qu'autre chose, puisqu'on va de nouveau me reconnaître dans la rue !

Et ça s'est calmé ça ?
Oui... J'ai deux publics. Les femmes trentenaires qui m'appréciaient lorsqu'elles étaient plus jeunes et aussi les gays, grâce à mes chroniques sur Pink TV ou même au duo " I'm your man ". Je reçois même des messages de mecs de 20 ans qui me disent qu'ils ont, " grâce à moi ", une image autre de l'homosexualité qu'on nous montre parfois dans les médias, homosexualité souvent caricaturée...

Parlons un peu de la Mode, puisque tu n'es pas sans savoir qu'Homactu est un site consacré à la mode masculine... Y a -t-il un créateur que tu affectionnes particulièrement ?
J'aime bien Jean-Paul Gauthier. Je préfère certaines périodes à d'autres, forcément... J'apprécie aussi Mugler. Mais pour être franc, je suis un peu comme tout le monde ; c'est-à-dire que je me créé ma mode.

Avec le physique, tu as dû être sollicité par des agences de mannequin !
Oui, j'avais un book dans une agence. J'ai défilé pour Givenchi, et pour d'autres couturiers plus confidentiels. J'ai également fait quelques campagnes de pub mais courir les castings, ça m'a vite saoulé... On était traité comme de la viande !

Dans la vie, tu t'habilles de quelle manière ?
Je suis souvent habillé en noir... Contrairement à mes toiles... C'est une couleur passe-partout et je trouve que c'est assez classe. Aujourd'hui, je suis en treillis et tu vois, j'ai fait une énorme faute de goût en mettant des chaussette banches, qui ne font pas partie de la même paire en plus ! (Rires). Je ne m'habille pas non plus selon mon humeur... Je suis du genre à porter un treillis, jusqu'à ce qu'il soit usé. Ma garde robe n'est pas non plus exceptionnelle. Quand j'ai besoin de m'habiller, je vais voir des potes designer pour qu'ils me prêtent un costume, et après je leur rends. Je ne vois pas l'intérêt de mettre 3000 euros dans un costume que je ne vais mettre qu'une seule fois...

Et tu passes beaucoup de temps dans la salle de bains ?
Avant, beaucoup ! Surtout quand j'avais ma coiffure manga ! Je passe beaucoup moins de temps maintenant que je me rase le crâne ! La période où il fallait que mes sourcils soient parfaitement épilés est résolue ! Je suis devenu beaucoup plus Roots aujourd'hui.




* Exposition au Café Petit Flore
6, Rue Croix des petits champs
75 001 PARIS
Station Métro : Ligne 1, Palais Royal- Musée du Louvre.
Pour plus d'infos, contacter Florence au 06 07 37 63 56
Vernissage le samedi 17 mars de 16 heures à 20 heures.
Toiles exposées durant une dizaine de jours.


Crédit photos D'Geyrald: François Kalife