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Ils ont tous une faille. Ce qui les rend touchants et
troublants.
C'est ce bleu à l'âme qui se lit sur la peau et dans le regard, ce
presque rien qui rend tout à coup fragiles des hommes, des athlètes
parfois, d'une beauté qui subjugue. Si l'imperfection est la cime, tous
les hommes photographiés avec l'immense talent de François Rousseau et
que Philippe Castetbon a questionnés et décrits, sont au faîte. Chacun
possède une gueule. Et un corps de Dieu. Ils ont accepté de poser nus ou
presque nus et de mettre aussi leur cœur à nu. Leur histoire personnelle
provient de tous les horizons de la planète. Du Sahara aux îles
lointaines : Cuba, Haïti, La Réunion... De la banlieue parisienne ou des
grandes villes canadiennes ou américaines, du Mali ou d'une province
basque. Ils sont acrobates, danseurs, boxeurs, pratiquent le yamakasi, la
cuisine ou la méditation bouddhiste. Ils sont tatoués, balafrés, ont le
crâne rasé ou laissent pousser leurs cheveux, ou bien se font des
dreadlocks. Ils sont fluets ou bâtis comme des sculptures grecques. Josué,
Nils, Luchino, Oliver, Kamel, David, Adrien... sont tous assez fiers de
leur plastique, même s'ils s'abritent derrière le jugement des autres :
" ma petite amie aime surtout mes fesses ", dit l'un,
"j'aime qu'on me regarde ", avouent-ils tous. Ouvrez et
regardez, c'est beau comme un livre de peinture de la Renaissance
italienne. Ce sont des hommes nus. De très très beaux hommes.
Nu
de Philippe Castetbon, François Rousseau  |
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Commentaires
1. Le vendredi 27 juillet 2007 à 14:36, par sousou
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