Régime : magie ou arnaque ?

A l’approche de l’été les magazine nous sortent ou ressortent une panoplie de » formules magiques » pour perdre des kilos. Les ventres, les hanches, les fesses, les cuisses….. et autant de méthodes nous permettant de fondre comme neige au soleil en un minimum de temps ,avec le moins d’efforts et de contraintes possible.
Les recettes révolutionnaires de produits miracles voir de stratégie pour arriver affûter et saillant sur la plage se multiplient avec les années jusqu ‘à nous en faire perdre notre latin et parfois plus d’argent que de poids.
Tous le monde connaît la petite blague :
» -Tu as perdu combien avec ton régime ?
- Réponse :100 euros !!
-
Mais une des choses les plus stressantes après la réservation des vacances c’est le fameux test du maillot de bain ou du pantalon de plage blanc qui nous allait a la perfection l’année d’avant.
Aie !!!! Ça boudine, ça serre…. Aie !! Au secours, je pars dans trois semaines.
C’est là qu’intervient le régime et toutes ces joies : privation, substituts fades, pesées matin et soir….. mais tout d’abord il faut faire un choix Cornélien et plonger dans la jungle des régimes :
- Aktin : sans glucide ?
- Dissocier ?
- Hyperproteiné ?
- Substituts …….?
Certes, il faut bien faire quelque chose, mais pas ‘importe quoi !!
Premièrement, ce qui est vrai ou efficace pour l’un ne l’est pas nécessairement pour l’autre, comme pour les médicaments ou tout autres choses.
Deuxièmement, bien comprendre que l’on doit trouver un équilibre entre calorie absorbées et dépensées et faire la différence en fin de journée, puis limiter les graisses saturées, le sel, le sucre…qui apporteront de » mauvaises calories «
Troisièmement, un régime ne passe pas forcément par la privation et des nœuds au ventre. Ne tomber pas du jour au lendemain dans un extrême que votre corps aurait du mal a comprendre. Ce serait la meilleure façon de craquer et reprendre du poids lors de la phase de stabilisation qui pourrait se transformer en phase de rebond.
Tout ceci parait logique mais ça ne coûte rien de faire un petit rappel pour les plus gourmands d’entres nous.
Ensuite, continuez par reprendre quelques principes de bases en matière d’alimentation, puis limitez, voir stoppez les excès (sodas, alcool, grignotages….).
Un conseil tout simple, lorsque vous faites vos courses n’achetez que des aliments ou produits qui ne pourront pas vous nuire. S’il n’y a pas de gâteaux, sodas ou autre tentations vous ne serez pas tenté de vous remplir le ventre et les hanches avec toutes ces perversions !!
Mais le garant de votre perte de poids sera une activité physique régulière et organisée si possible. Plusieurs fois par semaines prenez votre courage à deux mains et surtout vos baskets et an avant, direction le stade, la foret ou le salle de sport suivant ces préférences.
Perdre du poids, galber, raffermir et rentrer dans votre pantalon blanc ne vous coûtera que de pales courbatures, ce qui vous donnera une bonne excuse pour réclamer un massage et quelques gouttes de sueurs ou litres suivant les dégâts de l’hivers.
Motivation, alimentation et sport sont les clefs du succès. Sans oublier de commencer plus de 15 jours avant le départ !!
Alors suivez la charte du régime :
- Fort vous devez être
- Du sport vous devrez faire
- Craquer vous ne devrez pas
- Des choses saines vous devrez manger
- Du coté sucré de la force vous ne devrez pas tomber
Vos hanches vous appartiennent ne les laisser pas guider votre été ou le choix de votre maillot !!
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Chronique réalisée par Aurélien Apport Mister Fitness 2007, Champion du monde de Judo Pompier 2006 Coaching, préparation physique, conseil sportifs, remise en forme, sports de combats |
Pourquoi sommes nous accros au sport ?

D’où peut bien venir l’envie de faire du sport ? Qu’est ce qui peut nous donner envie d’entretenir notre corps ou de dépasser nos limites ? Ce besoin apparaît comme viscéral pour certains et ne représente aucun intérêt pour d’autres. Pourquoi de telles différences et fluctuations avec le temps ? Pourquoi cette envie est-elle si variable ?
Traquons ensemble les différents facteurs pouvant nous influencer, nous motiver ou nous repousser ? Et commençons par nous étudier nous même !
Tout le monde pratique ou a pratiqué une activité physique une fois dans son existence.
Avec ou sans le sourire, ma maman m’a toujours dit : » il faut bien goûter avant de dire que l’on aime pas », surtout que l’on sait, de par notre propre expérience, que les goûts et les envies évoluent avec le temps, les expériences, l’âge…. Il suffit de se remémorer « le sport à l’école », un plaisir pour certains et un cauchemar pour d’autres!
Chaque sportif, quel que soit son niveau, apprend à écouter son corps, le sportif est à la recherche de sensations avant, pendant et après son entraînement. Il essaie de décrypter les signes qui le feront réussir au mieux son exercice. Un petit carnet est une manie ou tactique souvent utilisé par de nombreux sportifs pour noter, retenir et figer leurs entraînements mais aussi leurs sensations. Il s’agit d’une sorte de journal dédié à son bien-être ou à la performance. Notre envie de transpirer provient de plusieurs facteurs, que l’on essaie bien-sur de capter et de maîtriser mais il faut avant tout, comme une sorte de préambule définir un but. Connaître le pourquoi de cette pratique sportive.
Se voir évoluer, transformer son corps ou exploser le chrono peu importe, le sportif qui a un but et réduit la marge qui le sépare de cet objectif se sent comme sur un nuage. La réalisation de ses objectifs est une source naturelle de motivation, sa faim de sport est alors grandissante.
Quoi de plus frustrant pour un sportif de se rendre sur-motivé dans sa salle de sport et de trouver la porte fermée, grrrrr !!! L’envie est tellement grande que celui-ci finira sûrement baskets aux pieds par un footing, histoire de se défouler. Car il s’agit bel et bien d’une sensation de manque dans le cas présent.
On pourrait penser à juste titre qu’une activité physique trop importante et trop soutenue amènerait à réduire notre besoin de sport.
Toutefois, le mouvement provoque le mouvement et la sédentarité engendre la sédentarité.
Mais quelle est la dose juste ? Je pense que nos envies ne dépendent pas exclusivement de cette notion quantitative.
La masse de travail n’est pas un facteur exclusif de notre besoin de sport. Serait-ce la sensation de bien-être profond que l’on peut ressentir après un bon entraînement et un bon bain ? Peut-être pour certain. Mais qu’est ce qui pousserait le sportif à se dépasser, « se faire mal », recommencer chaque jour et accumuler les courbatures ? Par simple plaisir d’avoir mal ? C’est possible si l’on associe cette sensation à celle du travail accompli. Il s’agit de la bataille qui fera gagner la guerre ! Je parle bien-sur de compétiteurs qui poussent et dépassent leurs limites. Mais dépassent-on vraiment nos limites ?
Je ne pense pas, on les atteint tout simplement, ne dit-on pas « à chacun son Everest » ? Avez-vous déjà essayé d’atteindre le vôtre ? C’est une quête difficile, qui demande parfois des sacrifices et une bonne hygiène de vie. Il faut toutefois rester conscient de son potentiel de base, apprendre à se connaître et surtout ne pas tomber dans les excès ou dérives en tous genres.
Nos premiers objectifs doivent être accessibles et réalistes, le rêve et la performance viendront avec le temps et seront nourri par cette envie qui vous animera au fur et à mesure des progrès.
Il ne faut pas être envahi par la peur de l’échec car elle paralyse et elle peut-être source de démotivation. « Je fais de mon mieux mais je cours à l’échec ». Il n’y a rien de motivant dans ce genre de réflexion…L’échec n’est pas une source de plaisir, que se soit dans le sport ou dans la vie professionnelle. Un juste ratio, challenge/chance de réussir, pourrait être motivant et permettre au sportif d’entrer dans un cercle vertueux d’un point de vue physique mais aussi mental. Notre forme physique n’étant pas le seul élément qui nourrit cette envie de transpirer.
Parfois on en a ras-le–bol de courir, de s’entraîner, de faire son sac pour partir à la salle après une journée de boulot. Il faut alors retrouver des repères.
« Le sport mesure la valeur humaine en millimètre et centième de seconde », faire sauter le chrono, gagner un centimètre tels sont les motivations profondes d’un athlète. Mais comme tout sportif cette envie n’est pas maintenue par ces seuls éléments.
L’envie ne pourrait-elle pas également naître de nos dispositions naturelles? C’est un constat parfois injuste, mais les talents naturels existent et ne demandent qu’à être développés. Tout comme une pierre, si précieuse soit-elle, qui ne dévoile pas son véritable potentiel à l’état brut. La patience, le travail et la technique lui permettront d’éclore… Il en est pareil de notre patrimoine génétique. Si parfait soit-il, il devra être guidé, entraîné et affûté pour arriver à maturité. Mais quelle sera la plus grande source d’envie : la réussite par le talent naturel ou par le travail acharné ?
Qui peut l’affirmer avec certitude ? Certainement personne. Suivant le caractère unique de chacun les deux peuvent être source d’envie ou de découragement.
Essayons de prendre en compte d’autres intervenants, ceux que l’on ne contrôle pas mais qui nous sont personnels, qui nous accompagne dans la vie de tous les jours et peuvent nous affecter directement. Mais qui ne résultent pas de l’activité sportive elle-même, comme l’éducation, l’âge, le stress… Perte de dynamisme, baisse des performances… Ceci est inévitable un jour ou l’autre. Ces impondérables pourraient-ils être source de réduction de notre envie de chausser les baskets ? A quoi bon accumuler les contre-perfs ? De moins bonnes sensations et pas d’avenir de progression peuvent sûrement être décisifs pour se désintéresser d’une activité.
La solution viendrait peut-être de la remise en question, pour beaucoup d’entre nous il est hors de question de se laisser aller à la mélancolie. Le changement d’activité semble être le moyen le plus radical mais aussi le plus efficace pour raviver la flamme et cette envie qui s’était éloignée. Car en fin de compte, ce besoin reste au plus profond de nous. Prenez l’exemple de Michael Jordan avec le golf, de Jean Galfione désormais skippeur, de Luc Alphand pilote automobile, Laurent Jalabert tri-athlète en Iron man….. La liste est longue.
Puis l’éducation, notre culture mais aussi la société dans laquelle chacun vit influe beaucoup sur les motivations de chacun. Pourquoi une personne aisée irait se faire mal dans une salle de sport ? Pour son plaisir, pour sa santé, pour plaire…. Quelle liste ! Mais pour d’autres moins chanceux de part leurs conditions et leurs pays de naissance le sport et leurs motivations restent leurs seules chances de se sortir de leurs milieux sociaux. Dans ce deuxième cas, des facteurs différents qui animent l’envie de faire du sport.
Pour être bien vu, il faut être bien dans sa tête et si possible dans son corps mais ça ne s’arrête pas là! Notre caractère et nos décisions nous caractérisent également. « Le sport ne forge pas le caractère : il le révèle », bon d’accord cette phrase n’est pas de moi !! Mais elle peut motiver et tenir en haleine l’envie de ne pas rester planté sur son canapé.
Notre envie serait alors également orientée par un besoin d’épanouissement personnel ainsi que professionnel et entretenue par la reconnaissance sociale.
Nous avons envi ou parfois besoin de plaire ! Mais plaire à qui ? A nous-même, aux autres, aux deux ?
Narcissique ou bellâtre peu importe, seul importe de ne pas tomber dans le vice et la dérive.
Trop de sport tue le sport ! Il faut être patient et bien gérer ses temps de repos. Sur-entraînement : baisse des performances, manque d’appétit, insomnies sont quelques signaux d’alarme à ne pas négliger. Car à moyen terme la motivation risque de s’envoler et les blessures apparaîtrent.
Les abus ne semblent pas être très bons que ce soit dans le sport ou dans la vie de tous les jours, il y a également une autre chose que l’on aime pas en règle générale, il s’agit du sentiment d’obligation. Où est l’envie lorsque l’on est obligé, lorsqu’on le doit !!
Pas facile d’envoyer un enfant de force à la piscine quand il est à l’école, alors qu’il adore se jeter dans l’eau avec ses amis le week-end venu. La notion de contrainte ne favorise pas la motivation dans ce cas, au contraire elle l’inhibe.
Et le stress dans tout ça ? Ce fourbe qui peut s’avérer être notre meilleur allié tout comme notre pire cauchemar. Un sportif au meilleur de sa forme peut-être paralysé par le stress qui lui tombe dessus sans prévenir le jour J. Il faut alors vite trouver comment positiver ce stress sinon on risque qu’il ne devienne la base du découragement et de la baisse de l’envie. Pour d’autres le stress est le fondement de leurs motivations et le sport permet d’évacuer cette pression Une bonne séance pour éliminer le stress du quotidien, quoi de mieux ? Dans les deux cas la libération de l’esprit est le but principal.
En fin de compte, nos envies et nos démotivations dépendent d’une quantité de facteurs qui inter-agissent entre eux. Ils sont tous à prendre en compte dans notre quête de réponse.
Mais l’essentiel restera nos sensations, notre spontanéité et le plaisir.
Bon allez je file….l’appel des baskets ! Vous comprendrez.
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Chronique réalisée par Aurélien Apport Mister Fitness 2007, Champion du monde de Judo Pompier 2006 Coaching, préparation physique, conseil sportifs, remise en forme, sports de combats Le contacter: contact(at)aurelienapport.com |










