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Rappel : Au cœur du muscle!

Nos muscles sont, en permanence, sollicités par nos activités physiques quotidiennes. Indispensables au fonctionnement de notre organisme, il est nécessaire de les renforcer, notamment grâce à la pratique sportive. Les muscles striés squelettiques, fixés au système osseux, sont les plus nombreux. Ils peuvent être superficiels ou plus profonds. Ces derniers sont responsables du mouvement et interviennent également dans la maîtrise de nos postures. Ils permettent ainsi la réalisation du geste sportif. Représentant plus de la moitié du poids de corps d’un adulte, le corps en possède plus de 600. De quoi est constitué un muscle ? Comment permet-il le mouvement ? De quelle manière est-il possible de l’entretenir ? Explications

Christophe Cano

Composition d’un muscle
Un muscle est constitué d’une multitude de cellules qui sont appelées fibres musculaires. Celles-ci sont regroupées en faisceaux musculaires alimentés par des vaisseaux sanguins apportant l’énergie nécessaire aux fibres et évacuant les déchets produits par les mécanismes permettant la contraction musculaire.
Ces fibres peuvent mesurer de quelques millimètres seulement à plus de 10 centimètres. Ce sont elles qui se contractent à l’aide de filaments très fins, les myofilaments, organisés en myofibrilles. Ces derniers glissent les uns sur les autres pendant l’effort en se resserrant. Dès lors, le muscle peut, ainsi, se contracter et se relâcher.
En outre, les myofilaments sont formés de 2 types de molécules différentes :
l’actine (filament très fin)
la myosine (filament plus épais)
Ce sont précisément ces deux sortes de filaments qui en s’interpénétrant sont à l’origine de la contraction.

Christophe Cano

Comment un muscle se contracte-t-il ?
Seule la contraction musculaire permet le mouvement. Notre système nerveux est l’unique responsable du geste sportif. Quand nous décidons d’exécuter une action, le cerveau envoie un signal jusqu’aux différents muscles sollicités.
Le cortex moteur est la zone du cerveau qui centralise les différents éléments nécessaires à une réponse adaptée. Il réceptionne les informations de plusieurs régions du cerveau qui donnent le sens du mouvement, sa vitesse, … Ce dernier analyse ces informations et les traduit en influx nerveux qui est, ensuite, envoyé à un premier neurone. Le signal électrique généré par l’influx nerveux circule dans le prolongement de ce neurone appelé axone.
Pour atteindre le muscle concerné, plusieurs étapes sont nécessaires. Ainsi, dans la partie supérieure de la moelle épinière, il transite par un second neurone nommé motoneurone qui sera responsable directement de la contraction musculaire.
Celui-ci se divise, à son extrémité, en plusieurs terminaisons nerveuses. Chacune d’entre elles entre en contact avec la fibre musculaire.
L’association du motoneurone et des fibres musculaires concernées s’appelle l’unité motrice.
Par ailleurs, leur point de rencontre est appelé la jonction neuromusculaire. C’est à ce niveau que le signal électrique déclenche la libération de molécules chimiques, les fameux neurotransmetteurs. Un enchaînement de phénomènes électriques (nous évoquerons le rôle des électrolytes dont le calcium dans une future chronique) se produit alors et permet aux molécules libérées de se déplacer jusqu’aux filaments provoquant ainsi leur contraction.
Ces réactions se produisent simultanément dans de nombreuses fibres musculaires réparties dans le muscle.
L’ajout des contractions des nombreuses fibres musculaires entraîne le mouvement des segments osseux et permet la réalisation du geste sportif.

Le muscle et ses douleurs
Trop sollicité ou mal entretenu, un muscle peut présenter des dysfonctionnements. Il existe différents phénomènes, plus ou moins fréquents, qui rendent le muscle douloureux. Au-delà des blessures les plus fréquentes (élongation, claquage, déchirure) elles sont au nombre de trois :

• les courbatures : elles sont dues à des micro-déchirures des fibres musculaires pour lesquelles l’organisme déclenche une légère réaction inflammatoire afin de les réparer. Elles apparaissent quand le muscle n’est pas habitué à l’effort qu’il vient d’effectuer. Elles sont ressenties généralement 12 à 48 heures après l’effort et durent de 5 à 7 jours selon leur intensité.

• les contractures musculaires : il s’agit d’une contraction douloureuse et durable du muscle liée à son utilisation excessive. Différentes sortes de contractures peuvent apparaître : La contracture musculaire primitive (le muscle est utilisé de façon intense et prolongée sans récupération), la contracture musculaire avec lésion (le muscle est lésé dans le cas d’une déchirure, d’une élongation ou d’un claquage) et la contracture musculaire de défense (mécanisme de protection d’une articulation lésée. Ces dysfonctionnements touchent surtout les muscles des membres inférieurs (quadriceps, ischio-jambiers, fessiers), les masses musculaires situées au niveau du cou et du dos. Elles proviennent, donc, d’un non-relâchement des fibres musculaires suite à une sollicitation trop importante de ces dernières ou des lésions de divers ordres. (musculaires, articulaires,…)

• les crampes : ce sont des contractions musculaires spontanées et soutenues. Le muscle se contracte involontairement et ne se parvient plus à se détendre pendant une courte durée, allant de quelques secondes à un quart d’heure. Elles ont souvent lieu pendant l’effort ou la nuit (ce qu’on appelle des crampes nocturnes). Au-delà des désagréments provoqués par la vive douleur, la crampe ne présente aucun danger pour notre organisme. Cette dernière est, très souvent, l’expression de déséquilibres électrolytiques (apport insuffisant en certains minéraux) et d’une préparation physique approximative.

Christophe Cano

L’entretien d’un muscle
Pour éviter ce type de douleurs, il est fondamental de planifier une préparation musculaire cohérente avant, pendant et après l’effort. Pour cela, l’hydratation est primordiale, au même titre que l’échauffement et les étirements à la fin de chaque entraînement sportif.
Il est, également, important de modérer ou d’adapter les efforts fournis quand une quelconque douleur apparaît.
Autrement dit, une hygiène de vie adéquate et intelligemment planifiée sera la clé de l’entretien de votre capital musculaire et vous permettra de limiter l’apparition de dysfonctionnements et blessures nuisibles à vos performances sportives !

Bon entraînement!!!

Christophe Cano

LE SITE: Christophe Cano

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