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La situation économique dans le milieu du mannequinat en Belgique

La situation économique dans le milieu du mannequinat

Bonjour,
Je m’appelle François (si c’est possible de changer mon prénom au cas où vous publiez ce mail…) et je suis belge. 
Je suis entré en agence de mannequins à Bruxelles en septembre de l’année passée.

Je ne travaille pas beaucoup, c’est le moins que je peux dire : l’agence m’a envoyé à 3 castings en 14 mois… et j’ai fait une petite parution de quelques photos dans un magazine de seconde zone qui ne m’a rapporté que les photos.
Bref, je ne suis pas là pour me plaindre, mais cela ne marche pas du tout comme je l’avais imaginé.
A votre avis, est-ce que je devrais changer d’agence ?
Merci pour votre réponse rapide. François

Bonjour François,

Hélas ! Hélas ! Hélas ! C’est la complète déconfiture à Bruxelles !
En effet, en quelques mois, nous avons perdu 2 agences importantes, qui avaient pignon sur rue, dont une de niveau international : New Models, et la deuxième, Casting Factory, qui était plus réputée en publicité.

Il y a eu des rumeurs de reprises… qui ne sont que des ouï-dire, voire des racontars pour l’instant.
En Belgique, de grands défilés de grands créateurs, c’est beaucoup plus rare, actuellement. Les mannequins sont tout heureux de travailler pour des écoles de stylisme…

Quand la situation économique se dégrade, ce sont toujours les mannequins masculins qui triquent si j’ose dire. Les mannequins femmes s’en sortent alors que l’activité pour les hommes diminue fameusement.
En plus, ces dernières années, on a crû que les hommes dans la mode allaient provoquer une révolution, que le siècle nouveau serait celui de l’homme prenant une part de marché plus importante dans la mode… Les agences ont engagé des modèles masculins en quantité industrielle. Les crises financières qui se succèdent coupent un peu les ailes de cet élan et les agences ont du mal à donner du travail à tout ce monde !

A Paris, la situation est un peu plus réjouissante car le marché est beaucoup plus étendu… mais il ne faut pas oublier qu’il y a deux ans, la Fashion Week de Paris avait perdu près de 40% de ses défilés. Je suis curieux de voir comment le secteur va survivre à la crise de l’Euro ! 
On n’a peut-être pas fini de manger notre pain noir…

Je pense donc, François, qu’il faut faire le gros dos et voir comment la conjoncture va évoluer dans les mois, années qui viennent, et prospecter d’autres agences qui sont installées dans d’autres pays…
Bonne chance !

Roger Hennaux Chronique de
Roger Hennaux
Photographe

Commentaires (1)

  • realiste

    Il y a 3 milliards de mecs sur Terre. 1,5 milliards de mecs travaillent la terre, font marcher les usines, pèchent en mer ou dans les rivières, courent après leurs réunions d’affaire, tapotent sur leurs ordinateurs, soignent les malades, transportent des biens d’un point à l’autre de ce monde, nettoyent et rendent beau ce qui ne l’est pas… Pourquoi ne pas être flexible et sortir du cocon des 200 hommes mannequins de ces 3 milliards ? On peut être heureux même en souriant en tant que steward tu sais ?

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