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Fashion week Paris, mode homme été 2010, élégance et confort à l’ordre du jour l’été prochain

Crise oblige, les créateurs de mode masculine proposent aux hommes un vestiaire assagi pour l’été prochain, privilégiant une élégance confortable à même de séduire le plus grand nombre, au vu des défilés de prêt-à-porter qui se sont achevés lundi à Paris.

« C’était assez tonique, c’était créatif mais la créativité était bien maîtrisée, bien contrôlée », relève Jean-Jacques Picart, consultant pour le groupe de luxe LVMH.

Selon lui, « les créateurs ont pris conscience que l’argent était plus difficile à faire entrer dans les caisses des boutiques » et compris que « la créativité n’était plus forcément basée sur une surenchère d’effets ». « C’est une saison tournant », dit-il.

Selon lui, les collections présentées témoignent aussi d’un « sentiment de confiance pour 2010 » même si, question style, cette saison « n’est pas une des plus fortes ».

Comme Stefano Pilati chez Yves Saint Laurent, beaucoup se sont efforcés de conjuguer « esprit tailoring » et confort.

Les mélanges et les superpositions continuent à être plébiscitées, d’autant que beaucoup de collections font la part belle aux pulls en maille ultra-fine, aux débardeurs et autres marcels longs et fluides.

Les vestes sans manches, les gilets de costume constituent d’autres pièces faciles à adopter, seules ou avec d’autres.

Les transparences sont toujours à l’ordre du jour, particulièrement chez Kris Van Assche pour Dior, avec ses chemises portées sur des superpositions de tee-shirts.

Les pantalons retrouvent une certaine ampleur et les costumes, pièces de base traditionnelles de la panoplie masculine, continuent à être assouplis : souvent froissés, avec des ourlets retournés sur la cheville, coupés dans le même tissu que les cravates (Lanvin).

« On a vu très peu de collections de costumes traditionnels », on « tourne autour » pour créer « des choses qui manquent dans les garde-robes », estime Didier Grumbach, président de la Fédération française de la couture.

Le golden boy Louis Vuitton se fait d’une élégance plus discrète, avec une panoplie inspirée des codes vestimentaires des coursiers à vélo new-yorkais.
Jean-Paul Gaultier joue avec ses classiques, en éclairant ses trenchs de bandes de plastique, complétant ses jupes de marcels à trous-trous, moulant le torse de ses marins dans des bustiers.

Le Japonais Yohji Yamamoto, qui pour la première fois depuis vingt ans ne défilait pas, s’est concentré sur « l’essence de la griffe », selon son entourage, avec comme toujours des coupes amples.

Chez Dior Homme, Kris Van Assche « a fait disparaître le fantôme d’Hedi Slimane », son prédécesseur, selon un bon connaisseur du milieu. Fini le style rock et les silhouettes noires étriquées. Le styliste belge, directeur artistique de Dior Homme depuis 2007, propose un vestiaire délicat et léger, plus clair, avec des pantalons amples et fluides, des superpositions, des transparences.

Plusieurs collections ont emmené leur public loin de Paris ou l’ont fait voyager dans le temps. John Galliano a reçu un accueil triomphal en évoquant la campagne d’Egypte de Bonaparte, avec des hommes en pantalons baggy, gilets de cuir, vestes à grandes poches. En hommage à l’explorateur Pierre Savorgnan de Brazza, Antonio Marras pour
Kenzo a proposé un vestiaire d’aventurier moderne. Pour leurs imprimés, Riccardo Tisci pour Givenchy a songé à l’Afrique du Nord, Dai Fujiwara pour Issey Miyake à la Turquie.

Les couleurs sont généralement restées discrètes sauf notamment chez Thierry Mugler, avec un vestiaire aux couleurs vives, sans une touche de noir.

© AFP 1and1

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