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Fashion week Paris, mode homme printemps été 2010 (2)

John Galliano a fait un triomphe vendredi soir avec sa collection de prêt-à-porter masculin pour l’été prochain qui évoque Napoléon Bonaparte et ses campagnes militaires, dans un de ces shows dont il a le secret.

Grand admirateur de Napoléon Bonaparte, John Galliano a mis en scène des hommes au teint cuivrés en vestes de cuir à grandes poches, gilets de cuir, pantalons clairs baggy. La taille est marquée par une chemise nouée, recouverte de ceintures.

Les chemises se portent aussi comme des sarongs, accompagnées de polos et de parkas. Broderies dorées d’inspiration militaire, effigie de sphynx, coiffe à la Lawrence d’Arabie contribuent à l’évocation.

En fin de défilé est apparue une cohorte de Napoléon au teint blême en manteaux noirs, comme surgie du film d’Abel Gance sur l’empereur.

Riccardo Tisci pour Givenchy a proposé une collection qui fait la part belle aux imprimés géométriques, géants ou petits comme des mosaïques, rappelant les keffieh ou écossais, éventuellement brodés d’étoiles ou de pierres dorées. Les motifs noirs sur des pantalons ou des bermudas blancs se complètent d’une jambe à l’autre.

Des casquettes se portent sur les cagoules de sweat-shirts, des pantalons style jogging s’accompagnent de vestes, des T-shirts en lamé or se superposent à des T-shirts blancs à capuchon, comme pour jouer les rappeurs de luxe.

Le Belge Kris van Assche a suggéré d’aborder l’été 2010 avec une élégance sobre, toute en superpositions fluides, dans des nuances de blancs, noirs et gris. Le public a vivement applaudi ses longues et fines silhouettes.

Des pantalons coupés au mollet ou des bermudas se glissent sur des pantalons moulants comme des leggings, de longs débardeurs ultrafins superposés dont l’encolure se drape mollement, des tuniques noires, des chemises noires transparentes, des vestes délicatement structurées, composent une élégance tout en souplesse.

Plus tôt dans la journée, plusieurs créateurs avaient joué la carte de la couleur et de la bonne humeur, notamment Rosemary Rodriguez pour Thierry Mugler et le Belge
Walter van Beirendonck.

Pour sa troisième collection chez Mugler, Rosemary Rodriguez a voulu « créer (ses) propres codes dans l’univers muglérien ». Ce qui reste du style incarné par la griffe emblématique des années 80, « c’est l’attitude », c’est « la manière dont on mélange les vêtements », a-t-elle expliqué à la presse.

La styliste a voulu donner aux vêtements un côté « contemporain, jeune, dynamique et frais », avec une explosion de couleurs. « C’est une envie de gaîté, de dynamisme, de positivisme », a-t-elle dit.

Le nouvel homme Mugler porte des costumes abricot, framboise, ciel aux vestes épaulées, des bermudas blancs, des pantalons vert pâle accompagnés de vestes éventuellement rebrodées. Il aime aussi le fluo (bleu, vert, orange), notamment pour des pantalons et pour souligner une veste.

Walter van Beirendonck avait placé sa collection sous le signe des Bears (ours), une des composantes de la communauté gay qui considère qu’être masculin mais aussi gros et poilu, est beau.

Les mannequins, dont le gabarit et la pilosité respectaient ces critères, arboraient des combinaisons de pompiste vert pomme ou rose, des pantalons à poches multiples aux formes variables, des baskets multicolores, des vestes à capuche irisée.
© AFP 1and1

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