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Fashion week à Milan, mode homme été 2010, aérez-vous ou faites-vous éclabousser

Des vêtements éclaboussés de couleur pour faire la nique à la crise aux tenues parsemées de trous pour défier la canicule, les défilés milanais ont proposé lundi à la gent masculine des tendances pour l’été prochain qui ne devraient pas laisser indifférent.

Miuccia Prada, toujours aussi minimaliste, a décidé de faire prendre l’air à ses mannequins avec une collection entièrement perforée, des pardessus aux chapeaux (sans oublier les chaussettes en résille) pour garantir une allure et une tenue impeccables malgré la moiteur estivale.

Tout est noir, gris, anthracite. La maille devient filet et fait se superposer petits polos et gilets aux manches trois quarts; le pantalon ose une structure résillée et donc transparente, le cuir des chaussures est un fin cannage.

Pour accompagner ces tenues ventilées, la maison Prada met quelques touches de pied-de-poule, de chevrons et de stries avec des vestes et des pantalons très ajustés. Des petits shorts sont effilochés, des chemises sans manches ont les bords francs ou empruntent aux imprimés art-déco.

Tout autre tableau chez Moschino où au milieu d’échafaudages et de pots de peinture, des mannequins aux vêtements éclaboussés avec professionnalisme piétinent un sol tapissé de vieux journaux.

Un chapeau se recouvre de grosses gouttes noires ou rouges, une jeans semble giclé de boue, une veste noire est dévorée par des taches marron. Deux gouttelettes blanches viennent se poser sur le revers d’une veste sombre comme d’étranges rosettes.

Toujours dans ce style qui rappelle le travail du peintre américain Jackson Pollock, Moschino réinterprète l’imprimé liberty avec une constellation de petites fleurs aux contours flous qui viennent ceindre la taille d’un jeans ou grimpent le long d’une cravate.

Etro passe tout dans un grand kaléidoscope multicolore avec une collection qui distille une énergie et une bonne humeur contagieuses au point de faire rire à pleines dents les mannequins, fait plus que rare dans les défilés.

Aucune couleur de l’arc-en-ciel n’est oubliée et les pigments viennent éclater sur les tissus en grands soleils ou grosses fleurs, se délavant et se mélangeant dans une ode à une mère Nature très luxuriante.

Signés Kean Etro, fils de Giacomo le créateur de la marque, les détails en petites perles colorées, inspirés des Indiens d’Amérique, parsèment les tenues: au dos d’une ceinture, en bordure d’une manche, en drôles de coudières ou en badge de poitrine.

Rouge, jaune, tabac, trio gagnant chez Salvatore Ferragamo qui y mêle un peu d’écru et de sable pour des lignes à la fois extrêmement nettes et légères.

Le vermillon se décline sur le bord d’un chapeau de paille, dans une chemise adhérente au boutonnage croisé, en écharpe glissée sous un imper ou en total look dans un costume voyant.

Tous les tons de brun et de terre de Sienne s’essaient dans des petits complets de soie et des pulls d’été; des vestes et des gilets perdent leurs boutons et sont retenues par une ceinture; quant au jaune, il hésite entre le canari et le moutarde dans des pantalons de coton ou une petite laine qu’on jette sur les épaules.

Roberto Cavalli a pour sa part fait défiler des rockers urbains, en slims et perfectos de cuir brodé ou maculé d’or, qui roulent des mécaniques dans des marcels échancrés au maximum.

Des galons pointent sous le tissu des vestes, les chaussures osent le rose métallisé et la taille très haute des pantalons se retourne pour venir couvrir les fesses d’un étrange rabat.
© AFP 1and1

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